Ça bourdonne sur notre toit - Carrefour Charlesbourg
Ça bourdonne sur notre toit

En juin, des jeunes du Carrefour Jeunesse-Emploi (CJE) ont installé une première ruche sur notre toit. En collaboration avec Alvéole et le CJE, nous sommes fiers de vous présenter ce projet.


L’installation d’une colonie d’abeilles permet à ce groupe d’en apprendre un peu plus sur l’apiculture urbaine. Nous souhaitons partager nos nouvelles connaissances pour que vous aussi en appreniez un peu plus sur le sujet. Après tout, c’est un projet communautaire!


Mentionnons d’abord l’implication d’Alvéole, un joueur essentiel dans cette aventure. Cette petite compagnie montréalaise souhaite faire « rimer apiculture, éducation et communauté », comme on peut lire sur leur site web. Ce sont des valeurs que nous partageons également. C’est pourquoi ce projet prend tout son sens pour nous.


D’autre part, l’installation d’une ruche sur le toit permet à un groupe du CJE d’en apprendre plus sur l’apiculture tout en complétant un plateau de travail. Cette initiative fait partie du Projet HORTIS, la filière verte de l’offre de service de développement socioprofessionnel du CJE. Leur implication est essentielle au bon fonctionnement de la ruche.

Comment fonctionne l’apiculture urbaine?

Une fois la colonie d’abeilles installée dans notre toute nouvelle ruche, un apiculteur d’Alvéole accompagné du groupe du CJE visitera la ruche toutes les trois semaines pour en assurer sa bonne santé. Ils feront l’entretien et s’assureront que tout se passe comme sur des roulettes pour notre bourdonnante colonie.

 

Avec le déclin des populations d’abeilles, l’apiculture urbaine contribue à accroître la pollinisation et le verdissement dans les villes. Elle permet de réintroduire les abeilles dans des milieux où on retrouve beaucoup de fleurs jamais butinées. Un plaisir pour les abeilles! 

 

Elles butineront donc tout l’été. Les potagers et jardins urbains sont idéaux pour celles-ci, car ils contiennent très peu de pesticides. La colonie produira donc jusqu’à 10 kg de miel local. Il reflètera la diversité florale de Charlesbourg et aura un goût bien singulier à notre quartier.

 

En attendant la récolte, n’ayez crainte de nos nouvelles voisines. Comme les abeilles sont végétaliennes, elles n’ont pas d’intérêt pour nous, les humains. Elles préfèrent voler à la hauteur des arbres et se promener de fleur en fleur. Si vous restez calmes, elles resteront calmes. De toute façon, les abeilles piquent rarement, car elles en meurent instantanément.

À venir dans les prochains mois

Surveillez notre page Facebook pour suivre l’évolution de la ruche et ce qui s’en vient pour la colonie. Nous vous tiendrons informé de la récolte et de la performance de nos amies butineuses.

En chiffre
  • Une ruche abrite 50 000 abeilles et une seule reine;
  • Chaque abeille vit en moyenne 30 jours en été et 3 mois en hiver;
  • La reine peut vivre plusieurs années et n’accomplit qu’une seule tâche : la ponte d’environ 2 000 œufs par jour;
  • 1/3 de notre production alimentaire dépend de la pollinisation;
  • Les abeilles visitent les arbres, les plantes et les fleurs dans un rayon de 5 km autour de la ruche;
  • Une abeille vole environ 70 000 km pendant sa vie;
  • Il y a plus de 310 apiculteurs au Québec (exploitant six ruches et plus);
  • Un Québécois consomme en moyenne 1,05 kg de miel par année.

Sources : Alvéole et la Fédération des apiculteurs du Québec